He Hi, He Ho, on rentre du boulot…

polytech, Et moi — Bastien 7 Comments »

Parce que mon papy il veut savoir ce que je glande ici, parce que notre pain quotidien n’est pas de faire de l’événementiel, parce que c’est mon blog et que j’écris tout ce que veut veux d’abord, un peu plus de nains faux sur Polytechnique Montréal, notre maison d’hôte pour cette session d’automne !

Poly en chiffres et des lettres

Près de 6 000 étudiants
Quelque 900 diplômés par année
Plus de 230 professeurs
800 employés
Une quarantaine de comités étudiants
28 000 diplômés depuis 1873 (le compte est bon)

Elle profite :
D’un budget annuel de fonctionnement de 85 millions
D’un budget de recherche de 68 millions
De subventions et contrats de 38 millions
Du plus grand nombre d’ententes bidiplômantes (mot compte triple) avec de grandes Écoles de génie en Europe

Ahaaaaa ça vous la coupe hein, on fait moins les malins maintenant ! non ? bon… Plus personnellement ce qui me frappe c’est les locaux déjà. Tout neufs, et surtout écolo. Polytechnique fonctionne en autosuffisance électrique, et ils font des choses assez extraordinaires comme nous renouveler l’air interne si le taux de CO2 dépasse un certain seuil.
C’est la qu’il faut dire Woua! Ensuite le bâtiment qui m’accueille comporte 6 étages, chacun représentant une couche de la terre ou du ciel en couleur (rouge orange vert bleu). Pratique pour trouver sa salle avec un seul oeil ouvert avant le café matinal.

interieur du batiment secondaire

toujours le batiment secondaire

Alors ça, c’est pas comme chez nous

Tous les cours sont divisés en “Génie”, comme le génie Industriel, biologie, ou informatique auquel on adhère. Dans chaque génie il faut piocher dans leur répertoire de modules des cours que l’on aimerait suivre, en sachant que pas grand monde suit les mêmes… Ça c’est un peu naze, car comme personne n’a les mêmes cours au final on se croise et on connait vraiment personne très bien. Une sorte d’école d’ingénieur mutante avec une Fac.. voila pour ce point.

Au niveau du manger, c’est…. contrasté. Imaginez vous dans un Flunch, et ça ressemblera à Poly, puisque ici on peut alterner avec des pôles Cuisine au Wok, Grillades, Salades composées, etc.
Maintenant prenez n’importe quel plat à part le traditionnel sandwich+frites et vous vous en sortirez pour 5 euros sans boisson, sans entrée ni dessert, ou alors un dessert mais un plat de végétarien anorexique qui n’a pas faim.

le bout de la cafet. enfin de l’une des 4 cafétérias

Vous l’aurez compris Poly pour y manger sainement faut débourser, ça change des habituels repas au RU à 2,7euros all included. L’état ne subventionne par la nourriture, et les Québécois sont donc 80% à ramener leur boite à repas pour manger. il y a une vingtaine de micro-onde à Poly, puisque l’on mange dans le bâtiment et non dans un RU partagé avec d’autres écoles. Et je suppose que dans les 80%, 60% sont des filles et 20% sont des garçons avec leur maman pas loin qui fait le repas :)

Encore ça pourrait passer, mais le pire, c’est qu’on nous distribue ça dans une assiette en carton, avec des couverts en plastoc, que le pain est payant, que le ketchup et la mayo sont rationnées (c’est l’un des deux, dur choix, vie cruelle), et qu’à coté de ça le Québec prône une gestion des déchets exemplaire. Paradoxal, très paradoxal.
Résultat on mange chez nous le plus possible, mais bon en France la majorité des étudiant compte sur le RU pour avoir un repas équilibré par jour, ici c’est raté, et le taux d’obésité des jeunes au Québec avoisine celui des USA. Seuls les parisiens adorent la nourriture à Poly, parce qu’apparemment les Restos Universitaires ne sont pas légion dans la capitale.

Une semaine typique, une autre non (parce que je me suis rasé, haha)

Une semaine sur deux des TP ont lieu, donc une semaine sur deux j’ai pas beaucoup de cours ! On en profite pour avancer dans des projets, puisque ici on raffole des projet à cours terme sur 2 semaines. J’ai en fait jamais autant travaillé scolairement depuis 2 ans. C’est pas obligatoirement dur, mais c’est long. Par contre très intéressant, je peux aller sans soucis parler de choses très compliquées en entretien d’embuches, à force de faire et refaire, ça rentre dans le crâne.

Semaine 1

semaine 2

Du réseaux, plein plein plein ! En fait je suis ici car si on trouve un équivalent étranger de notre seconde option scientifique française, on peut se ramener comme étudiant en échange. Fini le marketing, la gestion, etc. Ça fait un peu vide, mais chaque séance de TP demande un rapport écrit, chaque matière nous demande des devoirs supplémentaires, faut lire des gros livres, etc. Pas mal de travail maison à fournir, pas mal de recherches de notre volonté à effectuer.

Il y a donc 1,5 mois comme ça, une semaine de vacances, des exams de mi-session, 1,5 mois comme ça, des exams de fin de sessions. Pour l’instant nos résultats sont honnêtes, dans la bonne moyenne dirons nous. Ici on distribue des lettres allant de A à F,et notre dossier final pour valider l’année sera une moyenne de toute nos lettres. nos copies sont corrigées sous 2 semaines, et une fiche concernant notre ressenti du module est à remplir. Au moins il s’intéressnet à notre avis, savoir si ça correspondait à nos attentes, choses rare en France. Reste juste à savoir si il les lisent !

Pour faire du sport, un énorme complexe juste à coté, le CEPSUM, nous propose l’accès gratuit à tout (15 salles de squash, 20 terrains de badminton, piscine, tennis etc). C’est c’est vraiment génial. L’équipe de Football Américain de l’université ne se tape pas toutes les gonzesses comme dans les séries télés, et ils n’ont pas de pickups avec grosses sono à l’arrière, damned.

Eux VS nous

Cette partie est plutôt pour les gens de mon école française… c’est pas forcément intéressant pour les autres, faut être initié :)

- Les ports sont ouverts sur toutes les machines, ftp bitorrent etc, tout passe. Mais les gens sont civilisés..
- Je n’ai jamais mangé avec un groupe de plus de 4 personnes le midi sur la même table, ça change de la vingtaine de rigueur à Lille.
- Leur Thierry de la logistique a beaucoup moins d’accent :p
- Soirée foyer tous les vendredi ici, mais bon c’est pas les mêmes moyens logistique.. Et ici c’est pas des barbecue saucisses la normale, mais bien le hotdog.
- la marque Pouce sponsorise aussi nos chips ici, mais sous le très recherché nom No-name :)
- les femmes de ménage sont des hommes de ménage, pas cool pour Ilyes…
- un réseau Wifi inonde tout le bâtiment, je capte tout partout, c’est vraiment pratique, mais bon j’aurais un cancer du cerveau d’ici 15 ans comme ça.
- Rien que leur Club Photo possède un budget de plus de 15000$ pour l’année, sic.
- Rien n’est gratuit. Genre je donne des cours de photos bénévolement tous les jeudi, mais pour un “client” ça lui coute 50$ pour 5 * 3h de cours. Idem pour chaque club, tout se monnaye dès qu’il y a partage de savoir.
- Aucun intervenant extérieur dans les cours, mais les profs sont souvent des ex-salariés de leur secteur d’apprentissage.

La suite ??

Après cette session d’automne, il me restera 1 stage de fin d’étude dans un lieu pour l’instant encore inconnu, puis c’est la route vers l’emploi. De ce point de vue je suis pas mécontent sur mon choix de venir à Polytechnique, ça en jette sur un cv, et blague à part l’équivalent français de cette option, qui est suivie par certaines connaissances, me parait beaucoup moins poussé. La je peux plus facilement trouver un emploi comme technico-commercial, consultant, expert sécurité, berger, que sais-je encore, bref un job sympa pour avoir une bonne vue d’horizon d’un max de boites dans un lap de temps court, pour ensuite bifurquer sur un job adapté. enfin on verra, pour l’instant on va déja bosser les exams !

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C’est la rentrée !

polytech — Bastien 3 Comments »

(faites comme si la date d’aujourd’hui c’était le 27 Août, j’ai un peu de retard)

Cartable Bob l’éponge sur le dos, Carambar dans les poches, en route pour une première semaine de rentrée ! Polytechnique nous a prévu une semaine entière d’intégration, pour nous 600 étudiants en échange, ainsi que pour le millier de nouveaux élèves. Pour mieux nous gérer, une division par pôle est obligatoire : génie chimie, civil, informatique, échanges, etc. Chaque génie possède son quartier général dans le hall de l’école, avec des murs en carton reproduisant les décors de Mario, des canap’, des intégrateurs, des super NES pour tenter de sauver Peach, que du bon.

Distribution d’un pack du nouveau, c’est pas comme en France (du moins à Telecom lille) avec un déguisement à faire soit même, ici chacun achète donc ce pack composé d’un joli tshirt rouge, une bonne casquette brodée, une fausse moustache de plombier (ou façon Gunther c’est selon), une choppe en plastoc, des invits pour les futures soirées, etc. Au vu de la photo vous aurez compris le thème : Nintendo ! Polytendo pour être précis. Ouai c’est une école plutot masculine à culture geek, on a ce qu’on mérite :)

héhé

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Je disais donc, une semaine d’activités collectives, plus ou moins imbibées. Quand on s’est déja fait intégré ya 4 ans, qu’on a bizuté 3 promotions depuis, ça fait bizarre de s’entendre crier “aaah ça sent le nouveauu alleeez blablablaaa”. Pas entièrement autant dans le trip que les vrais nouveaux, ceux qui viennent d’avoir leur bac, mais ça restait quand même une très bonne semaine :

Lundi : rallye des bars, histoire de connaître la ville
Mardi : repos du guerrier. activités théatrales, pas fait.
Mercredi: défis par groupes de nouveaux, mais fallait se lever tôt, alors nous n’avons fait que l’activité du soir, le D.A.S.T.R.R.D
Jeudi : Exploit des X (c’est nous ça, les X pour eXchange, ou pour copier les X parisiens ptet) : écrire sur le sol à la craie tous les titres de jeux vidéos estampillés Nintendo. Ca fait du monde, le batiment de Poly reliait via ces écrits la station de métro. Des meilleurs exploits furent réalisés auparavant, comme démonter entièrement une bagnole, la passer dans l’ascenseur et la remonter sur le toit de Poly.
Vendredi : destruction des QG, soirée dans un bar.

Pas vraiment de cours, à part les présentations de 2 matières, ça a l’air plutot sympa, je présenterai ce qu’on fait ici plus amplement un de ces quatres.

Juste un élément détaillé :

D.A.S.T.R.R.D.

(prononcez dasteurdi hein, pas dast trrr trrr dé, bandes de français)

Drink A Small Town Really, Really Dry, textuellement Boire une petite ville très très sêche, ou un peu mieux Assèchons une petite ville de tout son alcool. C’est la soirée la plus connue de la semaine, celle à ne pas manquer, celle qui réquisitionne 15 bus scolaires jaunes (comme dans les Simpsons) pour emmener 600 étudiants dans un bar à 1h de la ville. Un seul but, une seule issue : tout boire.
La ou ça devient marrant, c’est que le lieu est tenu secret, et le bar est prévenu seulement 3h avant de notre arrivée ! La où c’est moins drôle c’est quand il pleut à torrents et que le bar n’es pas conçu pour abriter autant de monde, ambiance camping avec bâches, yeah. Au final nous n’avons pas tout bu, mais quand même assez pour que les médias en parlent, que ça a créé une jolie polémique dans les hautes sphères… J’avais pas mon appareil photo, en fait je ne l’ai jamais pris en soirée pour l’instant, navré ! J’ai donc pioché sur le net.. Je ne sais pas quand le passage de filles en bikini a eu lieu, en tout cas blasé de l’avoir loupé ;) Vous reconnaitrez la moustache sexy, au moins voila des preuves que la jeunesse est autant décadente de ce coté de l’océan que du votre :)

Au passage Montréal revendique sa richesse niveau brassage de culture, de peuple et d’origines, et les filles d’ici sont jugées les plus belles du Canada. Pour l’instant je contredirais pas :)

des gens

encore des gens

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plombier abdomicile

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